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dc.contributor.authorTechnical Centre for Agricultural and Rural Cooperation
dc.date.accessioned2015-03-19T13:50:00Z
dc.date.available2015-03-19T13:50:00Z
dc.date.issued1990
dc.identifier.citationCTA. 1990. Lucilie bouchère : frapper fort et vite. Spore 28. CTA, Wageningen, The Netherlands.
dc.identifier.issn1011-0046
dc.identifier.urihttp://hdl.handle.net/10568/59347
dc.descriptionUne nouvelle catastrophe menace l'Afrique. Après les criquets, la «Lucilie bouchère» ou mouche dorée, vient d'arriver sur le continent Elle se nourrit de la chair des mammifères à sang chaud dont elle peut entraîner la mort. Pour éviter un désastre économique, la communauté internationale vient de lui déclarer une guerre sans merci. La guerre à la Lucilie bouchère est déclarée en Afrique. Le quartier général de la campagne, baptisé SECNA, vient d'être installé à Rome, au siège de la FAO qui lance un appel à contributions pour un fonds spécial d'éradication de 90 millions de dollars. Si autant de moyens sont mis dans cette opération, c'est que le danger est grave. Le foyer africain de ce parasite, qui ne touche jusqu'à présent que la Libye où il infeste une zone de 20 000 km2, s'étendant sur 225 km de part et d'autre de la capitale libyenne, peut devenir rapidement explosif : «c'est une menace pour l'Afrique du Nord, le Proche Orient, l'Afrique subsaharienne et même l'Europe méridionale» précise-t-on à Rome. Tous les mammifères sont menacés «Cette mouche peut faire plus de 200 km pour chercher un endroit convenable pour pondre» explique Samir Ben Youssef, secrétaire général de l'Association nationale des médecins vétérinaires de Tunisie. L'une des plus grandes inquiétudes des experts est que la mouche atteigne les animaux sauvages. Il n'y aurait alors plus beaucoup d'espoir de stopper le fléau. Connue depuis 1858 en Amérique centrale et au sud des Etats-Unis, la Lucilie bouchère, ou «mouche dorée», de son nom scientifique Cochlyomyia hominivorax, a pris pied en 1989 sur le continent africain, introduite dans le port de Tripoli avec une cargaison de moutons vivants importés d'Amérique du Sud. Si l'arrivée de cette mouche a mis en émoi les services vétérinaires et les organismes internationaux c'est que, comme son nom «hominivorax» l'indique, elle mange sur pied tous les mammifères à sang chaud, homme compris. La femelle pond ses oeufs dans les plaies, aussi petites soient-elles (une simple piqûre de tique suffit). Ces oeufs, jusqu'à 400 par ponte, éclosent au bout de douze heures. C'est là que les hostilités commencent. Les larves se dirigent vers l'intérieur de la plaie et se nourrissent de la chair en la creusant comme une vis, d'où son nom anglais de «screw worm». Il suffit de cinq jours de ce régime pour que la blessure, minuscule au départ, atteigne un diamètre de 2 ou 3 cm et une profondeur de 8 cm. Plus la plaie suppure et s'agrandit, plus les mouches sont attirées pour venir y pondre. Quand le climat est chaud, le cycle complet des oeufs à la femelle prête à pondre ne dure que 21 jours. La victime s'affaiblit, perd du poids et meurt si elle n'est pas traitée. Aux Etats-Unis dans les années cinquante, les pertes d'animaux se chiffraient entre 50 et 100 millions de dollars par an. Seul un énergique programme de lutte y a permis, ainsi qu'au Mexique, l'éradication de la mouche. Sans avoir disparu, elle est aujourd'hui contenue dans des limites raisonnables. Des mâles stériles par millions Comme en Amérique, on va utiliser en Afrique la technique d'éradication dite des «mâles stériles», déjà employée contre la mouche tsé-tsé. Cette méthode consiste à produire en grand nombre des mouches mâles, à les stériliser par irradiation et à les lâcher dans la zone d'infestation. En s'accouplant, ces mâles ne laissent pas de descendance et la population de mouches se réduit petit à petit. L'unique centre au monde de production de Lucilie bouchère est situé à Tuxla Gutierrez, au Mexique. Avec une capacité de «fabrication» de 500 à 600 millions de mâles stériles par semaine, il pourra fournir 4 millions de mouches au programme pilote qui va démarrer en Libye, puis les 100 millions prévus plus tard. Les premières larves produites au Mexique sont arrivées à Tripoli en avril dernier. Ecloses, elles sont maintenant relâchées par avion dans les régions infestées. Parallèlement, tous les animaux sont systématiquement inspectés, toute plaie suspecte est signalée et les prélèvements sont examinés en laboratoire. Des moyens de traitement et trente postes de contrôle vétérinaire sont mis à la disposition des éleveurs, soumis à une intense campagne de sensibilisation. Entre la Libye et les quatre pays voisins, les animaux sont mis en quarantaine, sous la surveillance de l'armée et de la police. Chaque dollar investi rapporte... Si la phase pilote de ce programme est un succès, elle sera suivie en 1991-92 d'une véritable campagne d'éradication à grande échelle. Mais il faut, auparavant, vérifier la compatibilité entre les mâles stériles importés et les femelles locales. Les experts attendent ces résultats avec impatience car chaque mois qui passe voit s'étendre l'infestation et... la facture de la lutte contre la mouche: si elle venait à toucher les 70 millions de têtes de bétail que comptent les cinq pays d'Afrique du Nord, il faudrait dépenser 250 millions de dollars par an. Sans parler du Sahel, du Soudan et du Kenya... Mais, comme l'indiquent les calculs du Département de l'Agriculture américain, le risque économique est tel que chaque dollar investi contre la mouche rapporte plus de cent fois la mise. FAO - Via delle Terme di Caracalla 00100 - Rome - ITALIE
dc.description.abstractUne nouvelle catastrophe menace l'Afrique. Après les criquets, la «Lucilie bouchère» ou mouche dorée, vient d'arriver sur le continent Elle se nourrit de la chair des mammifères à sang chaud dont elle peut entraîner la mort. Pour éviter un...
dc.language.isofr
dc.publisherCTA
dc.relation.ispartofseriesSpore, Spore 28
dc.sourceSpore
dc.titleLucilie bouchère : frapper fort et vite
dc.typeNews Item
cg.subject.ctaAGRICULTURE EN GÉNÉRAL
cg.identifier.statusRestricted Access
cg.contributor.affiliationTechnical Centre for Agricultural and Rural Cooperation
cg.fulltextstatusFormally Published
cg.placeWageningen, The Netherlands


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