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dc.contributor.authorTechnical Centre for Agricultural and Rural Cooperation
dc.date.accessioned2015-03-23T11:06:13Z
dc.date.available2015-03-23T11:06:13Z
dc.date.issued1993
dc.identifier.citationCTA. 1993. Promouvoir le livre technique en Afrique. Spore 43. CTA, Wageningen, The Netherlands.
dc.identifier.issn1011-0046
dc.identifier.urihttp://hdl.handle.net/10568/60242
dc.descriptionSelon un cliché fort répandu, le mode de vie africain serait essentiellement tourné vers l’oralité et incompatible avec la lecture. Si l’on se fie aux résultats d’une enquête commanditée par le CTA, conjointement avec le ministère français de la coopération et l’ACCT, la situation est très différente. En effet, les auteurs, Didier Chabrol du GRETet Paul Osborn de SATIS, concluent que le livre technique est, non seulement pour les techniciens africains mais encore pour les agents du développement et les leaders paysans, le moyen essentiel d’informa tion et de promotion, bien plus que la radio et la télévision, que les programmes de vulgarisation ou les fiches techniques tant prisées par les agences d’aide. Pour les africains, c’est la difficulté de se procurer des livres qui les empêche de lire davantage, plutôt que le manque de temps. En Afrique, la lecture n’est pas associée au ó plaisir ou au loisir, á mais considérée plutôt comme un outil utile. Les demandes o de livres sont en grande partie insatisfaites, ceci pour deux raisons principales. Premièrement, les réseaux de distribution commerciaux sont inadaptés et l’offre éditoriale est insuffisante. Deuxièmement, le prix des ouvrages souvent élevé réduit sensiblement le lectorat solvable. Afin de réfléchir sur les moyens à mettre en oeuvre pour dynamiser la production et la distribution de livres techniques en Afrique, le CTA a organisé à Arnhem aux Pays-Bas, du 3 au 6 novembre 1992, une concertation qui rassemblait une soixantaine de représentants du monde de l’édition et de la diffusion, ainsi que des délégués d’organismes de coopération et d’organisations non gouvernementales, principalement anglophones et francophones et venant tant des pays du Sud que des pays du Nord. La méthodologie suivie a consisté à répartir les participants en groupes de travail sur des thèmes particuliers; la synthèse des débats et les conclusions étaient présentées et discutées en séances plénières. Les participants ont d’abord confronté les expériences dans les domaines de la diffusion du livre en milieu populaire, des programmes de subventions pour baisser le prix de vente du livre, de l’édition et de la diffusion du livre scolaire, pour ensuite s’attacher à l’histoire de quelques livres à succès. Puis ils se sont intéressés à la profession d’éditeur, non pas simplement fabricant de livres mais aussi intermédiaire entre l’auteur et le lecteur, et à celle de diffuseur. Les participants ont en particulier débattu des interactions entre bailleurs de fonds, éditeurs institutionnels, éditeurs associatifs et éditeurs commerciaux du Nord et du Sud dans les aspects de concurrence mais aussi de complémentarité et de coopération. Les attentes des publics cibles ont été également analysées plus en profondeur. Le principal obstacle auquel se heurte le livre technique en Afrique est l’absence de marché viable comparable à celui du secteur de l’enseignement. Différentes mesures peuvent être néanmoins envisagées. RECOMMANDATIONS Un consensus s’est établi sur la nécessité de développer l’édition technique en Afrique, même si les intentions sont bonnes, tout en évitant cependant d’encourager l’autarcie dans le domaine de l’édition. Il serait souhaitable que les principaux organismes d’aide au développement s’occupant d’information puissent coordonner leur activité d’une façon informelle avec pour objectif non seulement de diffuser les livres existants, mais surtout d’assurer la promotion d’éditeurs africains. Des programmes coordonnés devraient être mis en place pour la formation dans le domaine de l’édition, de la distribution et de la commercialisation. Il est clair qu’il faut renforcer les politiques de subventions au niveau soit de la production, soit de la distribution; il faut considérer ces coûts comme des investissements en capital. La politique de dons de livres devrait être repensée en l’orientant plus spécifiquement, vers les institutions telles que bibliothèques, centres de documentation et centres de recherche, qui ne disposent pas de moyens financiers pour s’approvisionner en livres et qui servent un grand nombre de lecteurs. Les dons aux personnes privées devraient être faits parcimonieusement afin d’éviter les effets pervers observés par exemple pour l’aide alimentaire. Il y aurait lieu d’étudier le commerce informel du livre afin de stimulerson développement. Il serait également utile de définir une stratégie pour la création d’une collection de livres de poche techniques et pratiques à large diffusion. Il est nécessaire que tous les acteurs de la chaîne de l’édition en Afrique s’organisent pour faire pression en vue d’obtenir des législations plus favorables. Les gouvernements devraient être ainsi amenés à abandonner les taxes sur le livre et les moyens de sa production, la fourniture d’équipement et de papier par exemple. Plusieurs fonds de garanties bancaires ont été mis en place avec succès, notamment les Fondations Rafad, Dag Hammarskjôld, et Book for Africa; il faudrait les multiplier et les étendre.Un grand nombre d’activités ponctuelles telles que l’organisation de minifoires du livre, la création et le soutien de rubriques littéraires en radio et télévision, la création et le renforcement de centres d’information, la publication et la diffusion de catalogues, apporteraient une aide substantielle à la promotion du livre. L’objectif de la réunion était d’aller au-delà d’un inventaire des difficultés rencontrées et d’une énumération des solutions possibles, et de déboucher sur des actions concrètes. Ce séminaire a permis à des participants venus d’horizons très divers de se connaître et d’entreprendre des projets conjoints. Comme l’a dit Edmund Burke « il n’y a pas de plus grande erreur que de rien faire sous prétexte qu’on ne peut pas faire grand chose ». A Arnhem, quelques pas auront été faits dans la bonne direction !
dc.description.abstractSelon un cliché fort répandu, le mode de vie africain serait essentiellement tourné vers l’oralité et incompatible avec la lecture. Si l’on se fie aux résultats d’une enquête commanditée par le CTA, conjointement avec le ministère...
dc.language.isofr
dc.publisherCTA
dc.relation.ispartofseriesSpore, Spore 43
dc.sourceSpore
dc.titlePromouvoir le livre technique en Afrique
dc.typeNews Item
cg.subject.ctaAGRICULTURE EN GÉNÉRAL
cg.identifier.statusRestricted Access
cg.contributor.affiliationTechnical Centre for Agricultural and Rural Cooperation
cg.fulltextstatusFormally Published
cg.placeWageningen, The Netherlands


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