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dc.contributor.authorTechnical Centre for Agricultural and Rural Cooperation
dc.date.accessioned2015-03-23T11:06:58Z
dc.date.available2015-03-23T11:06:58Z
dc.date.issued1995
dc.identifier.citationCTA. 1995. La fixation biologique de l'azote trop loin du terrain. Spore 56. CTA, Wageningen, The Netherlands.
dc.identifier.issn1011-0046
dc.identifier.urihttp://hdl.handle.net/10568/60747
dc.descriptionLa demande alimentaire devrait doubler dans les cinquante années à venir. Accroître le rendement des terres déjà cultivées représente le seul espoir car le pourcentage des terres à vocation agricole actuellement non cultivées est très faible. Mais cela exigera de doubler la quantité d'engrais épandus et de tripler la production d'engrais azotés de synthèse. Cela serait techniquement possible mais écologiquement dangereux en raison des émissions de gaz carbonique et de la pollution des nappes phréatiques qui en résulteraient. La fixation biologique de l'azote atmosphérique par les bactéries présentes dans le sol ou dans l'eau apparaît donc comme une alternative à l'emploi des engrais chimiques azotés. Etudié par les scientifiques depuis déjà une centaine d'années, ce processus est désormais bien connu. Mais il est permis de se demander si les agriculteurs des pays en développement finiront un jour par bénéficier de ces travaux. La fixation de l'azote de l'air par les légumineuses (haricots ou soja) est réalisée par des bactéries (rhizobia) qui vivent en symbiose sur les racines de ces plantes. L'efficacité de cette association dépend de la compatibilité entre la plante et la souche bactérienne présente dans le sol. Ainsi, pour le soja, les chances sont faibles de trouver à l'état naturel dans le sol les bons rhizobia. Dans ce cas, il faut en inoculer dans le sol ou sur la graine. Les essais doivent obligatoirement être réalisés dans les conditions du terrain car, selon les travaux menés par le Dr. G. Hardarson dans les laboratoires de la Division mixte FAO-AIEA à Siebersdorf (Autriche), un environnement inhospitalier est souvent à l'origine des faibles rendements des légumineuses. La capacité de survie des rhizobia dans le sol dépend, entre autres, de la texture, de la teneur en matières organiques et du pH du sol. Il convient d'expliquer aux agriculteurs comment préparer la terre avant une culture de légumineuses et quels avantages ils peuvent en tirer. Un effort d'explication et d'adaptation On sait aussi que l'inoculation bactérienne du soja peut accroître les rendements d'au moins 50 %. Mais selon le Dr. M. Obaton de l'INRA (aujourd'hui à l'ICARDA), il faut encore faire des efforts importants pour mettre à la disposition des agriculteurs des inoculants plus faciles à utiliser et capables de se conserver à des températures supérieures à 30'C. Le Dr. D. Hubbel, de l'université de Floride, a montré que l'inoculation, solution efficace pour les grandes exploitations, est très peu répandue dans les exploitations plus petites bien que des inoculants existent sur le marché depuis 80 ans. Cela tient au fait que le transfert d'informations aux agriculteurs s'est trouvé bloqué dans le goulot de la bouteille appelée recherche. Depuis des années, les chercheurs remplissent cette bouteille avec les résultats de leurs travaux, mais les décideurs comme les responsables chargés d'orienter les politiques agricoles maintiennent fermement le bouchon. Un autre exemple : l'azolla, une fougère aquatique, et son partenaire, l'Anabaena azollae, une bactérie fixatrice de l'azote appelée aussi algue bleue, est utilisée en Asie depuis des siècles comme engrais vert dans les rizières. Cette technique n'a que peu de chances de se répandre notamment parce qu'elle demande une main-d'oeuvre importante. Selon le Dr. Roger de l'ORSTOM, face à l'alternative acheter un engrais industriel équilibré et bon marché ou cultiver l'azolla, la plupart des agriculteurs choisiraient la première solution. Et c'est en effet ce qui se passe. Pour une symbiose recherche-agriculture L'algue bleue fait aussi partie des microorganismes capables de fixer l'azote de l'air en dehors de toute symbiose avec une plante. Mais elle tolère mal les sols acides, pauvres en phosphore, ou trop riches en azote minéral et ses souches non indigènes s'implantent difficilement. Il faudrait donc s'intéresser davantage aux pratiques culturales adaptées aux souches indigènes, telles que le chaulage des sols acides, l'apport de phosphore ou l'enfouissement profond de l'azote minéral pour en réduire les effets inhibiteurs. L'influence des arbres et arbustes légumineux (Acacia albida, Leucaena leucocephala...) sur la fertilisation azotée des sols fait également l'objet de recherches depuis de nombreuses années. Le Centre international pour la recherche en agroforesterie (ICRAF) et l'Institut International pour l'Agriculture Tropicale (LITA) ont d'ailleurs largement diffusé auprès des agriculteurs le système de cultures annuelles intercalaires dans des plantations d'arbres légumineux. Les axes de recherches susceptibles d'intéresser les agriculteurs semblent donc inépuisables. Ainsi, les chercheurs de l'IRRI viennent d'annoncer qu'ils ont identifié un rhizobium symbiotique du riz. Même si rien ne peut empêcher un recours massif aux engrais non organiques, la promotion parallèle de la fixation biologique de l'azote semble affaire de bon sens. Pour cela, trois défis sont à relever : s'assurer que la recherche est bien au service des agriculteurs et non au service du chercheur ; veiller à transmettre, au fur et à mesure, ses résultats aux agriculteurs ; enfin faire en sorte que ceux-ci aient réellement la possibilité de les appliquer.
dc.description.abstractLa demande alimentaire devrait doubler dans les cinquante années à venir. Accroître le rendement des terres déjà cultivées représente le seul espoir car le pourcentage des terres à vocation agricole actuellement non cultivées est très...
dc.language.isofr
dc.publisherCTA
dc.relation.ispartofseriesSpore, Spore 56
dc.sourceSpore
dc.titleLa fixation biologique de l'azote trop loin du terrain
dc.typeNews Item
cg.subject.ctaAGRICULTURE EN GÉNÉRAL
cg.identifier.statusLimited Access
cg.contributor.affiliationTechnical Centre for Agricultural and Rural Cooperation
cg.fulltextstatusFormally Published
cg.placeWageningen, The Netherlands


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