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dc.contributor.authorTechnical Centre for Agricultural and Rural Cooperationen_US
dc.date.accessioned2015-03-23T11:09:50Zen_US
dc.date.available2015-03-23T11:09:50Zen_US
dc.date.issued1995en_US
dc.identifier.citationCTA. 1995. Alternatives à la culture sur brûlis. Spore 59. CTA, Wageningen, The Netherlands.en_US
dc.identifier.issn1011-0046en_US
dc.identifier.urihttps://hdl.handle.net/10568/61115en_US
dc.descriptionCes dix dernières années, plus de 200 millions de paysans sans terres ont migré vers les forêts tropicales et ces chiffres sont en augmentation. Les terres n'ont plus le temps de se reconstituer, les jachères étant réduites à moins de cinq ans et les forêts ne peuvent plus se régénérer. Conséquence les rendements baissent régulièrement. La croissance démographique et le manque de terres poussent les populations à défricher de nouvelles zones de forêt ou de brousse. Le brûlis n'a pas toujours été synonyme de destruction et d'appauvrissement des sols. Pendant des milliers d'années dans toutes les régions où se pratiquait l'agriculture, cette technique a été la plus répandue. Les agriculteurs brûlaient les arbres sur de petites parcelles où ils semaient ou plantaient dans le sol fertilisé par les cendres. Lorsque la fertilité des cendres était épuisée, ils défrichaient une autre partie de la forêt et laissaient leurs terres au repos. Aujourd'hui, compte tenu de la pression démographique, ces techniques sont dans la plupart des cas inadaptées. Ce problème est connu depuis longtemps. Chaque année, des milliers d'hectares supplémentaires de sols épuisés deviennent impropres à culture. Les populations, qui n'ont pas d'autre issue, empiètent sur les forêts tropicales. Le déboisement accentue le ruissellement des eaux, provoque une érosion grave des sols, réduit leur fertilité. La combustion des forêts libère du dioxyde de carbone dans l'atmosphère, ce qui renforce l'« effet de serre ». En février 1992, le Programme des Nations unies pour le développement (PNUD) a parrainé le Premier atelier sur les alternatives à la culture sur brûlis, tenu à Pôrto Velho au Brésil. Cet atelier a donné naissance à un programme de dix ans intitulé Alternatives to Slash-andBurn Initiative (ASB), regroupant 18 programmes nationaux, des centres de recherche internationaux et des ONG ; il est coordonné par le Centre international de recherche en agroforesterie (ICRAF) au Kenya. Maintenir des sols riches Bailleurs de fonds, gouvernements, institutions, ONG, services de vulgarisation, agriculteurs, tous sont concernés par les objectifs du programme. Ces objectifs sont certes louables, mais les agriculteurs qui pratiquent la culture sur brûlis tentent seulement de survivre. Existe-t-il d'autres méthodes ? C'est la conviction du Dr Pedro Sanchez, Directeur général de l'ICRAF, qui affirme que sur une terre défrichée par brûlis pour culture du riz, du maïs ou des haricots, il faut simultanément planter des arbres, surtout des légumineuses à croissance rapide, pour améliorer la fertilité du sol. Une couverture protectrice et enrichie en éléments nutritifs se développe alors avant que la terre ne soit laissée en jachère. Ultérieurement, même si la terre est trop appauvrie pour supporter des cultures vivrières, les arbres fournissent encore du fourrage, du bois d'ceuvre, des fruits, voire des produits médicinaux, et demeurent une source de revenus. Ce type d'exploitation constitue, en fait, une jachère aménagée et non plus une jachère traditionnelle. Planter des haies vives est une autre technique. Celle-ci permet de remplacer les arbres que les éleveurs coupent pour aménager des pâturages ou pour se procurer du matériel de clôture. Il convient d'encourager les agriculteurs à planter des haies vives d'arbres à croissance rapide (légumineuses), sur lesquels on peut poser du fil de clôture, et qui peuvent à la fois contenir les animaux, les nourrir, protéger le sol et le fertiliser. Valoriser les espèces locales La disparition d'une zone forestière s'accompagne toujours d'une réduction de la biodiversité. On se rend compte aujourd'hui qu'un grand nombre d'espèces ligneuses, quoique très appréciés localement, ne sont pas pleinement exploitées. On commence à s'intéresser davantage à ces « espèces injustement négligées » comme les appelle le Dr Roger Leakey, Directeur de recherche à l'ICRAF. Les efforts doivent porter sur la domestication, la sélection et la production de semences de ces espèces, notamment les arbres fruitiers indigènes. Par exemple, le dika (Irvingia gabonensis) des basses terres de l'Afrique occidentale suscitent un marché direct. Dans l'écosystème « miombo » sec de type savane en Afrique australe, plus de 50 espèces d'arbres indigènes produisent des fruits comestibles qui constituent une réserve alimentaire importante pour les populations locales. Au Malawi, les chercheurs d'un programme SADC-ICRAF ont mené des expérimentations aux résultats prometteurs sur les espèces fruitières sauvages. Le rendement de l'une d'elles, le néflier sauvage (Vangueria infausata), a été particulièrement élevé : de 2,5 à 5 kg de fruits par arbre et par an, avec des fruits de taille dix fois supérieure à ceux du néflier naturel, aussi les agriculteurs du district de Makoka plantent-ils aujourd'hui volontiers cet arbre. De nouvelles méthodes de gestion de la culture sur brûlis et le développement d'espèces jusqu'à présent inexploitées ne seront pas suffisants pour résoudre le problème de la pénurie de terres fertiles. Il est nécessaire de mettre en place des politiques qui garantissent la propriété foncière et l'accès aux marchés et qui encouragent la participation des petits agriculteurs, des femmes en particulier, dans les processus de décision. Dans ces conditions seulement pourra-t-on convaincre les populations rurales de l'intérêt des méthodes d'agriculture durable.en_US
dc.description.abstractCes dix dernières années, plus de 200 millions de paysans sans terres ont migré vers les forêts tropicales et ces chiffres sont en augmentation. Les terres n'ont plus le temps de se reconstituer, les jachères étant réduites à moins de cinq...en_US
dc.language.isofren_US
dc.publisherCTAen_US
dc.relation.ispartofseriesSpore, Spore 59en_US
dc.sourceSporeen_US
dc.titleAlternatives à la culture sur brûlisen_US
dc.typeNews Itemen_US
cg.identifier.statusLimited Accessen_US
cg.contributor.affiliationTechnical Centre for Agricultural and Rural Cooperationen_US
cg.fulltextstatusFormally Publisheden_US
cg.placeWageningen, The Netherlandsen_US


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