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dc.contributor.authorTechnical Centre for Agricultural and Rural Cooperationen_US
dc.date.accessioned2015-03-26T12:10:30Zen_US
dc.date.available2015-03-26T12:10:30Zen_US
dc.date.issued2001en_US
dc.identifier.citationCTA. 2001. Il ne suffit pas d?ajouter un peu d?eau. Spore 92. CTA, Wageningen, The Netherlands.en_US
dc.identifier.issn1011-0046en_US
dc.identifier.urihttps://hdl.handle.net/10568/62588en_US
dc.descriptionCultiver des fruits et des légumes avec peu de terre, trois fois moins d’eau et une productivité multipliée par sept. Trop beau pour être vrai ? Pas vraiment, mais ça vous demandera un peu d’effort. Sur une parcelle de démonstration, pendant la foire agricole de Manicaland au Zimbabwe en 1997, Oliver Waziweyi, 50 ans, présentait son 'jardin du pauvre', comme le qualifiait un reportage du Manica Post. Avec la culture hydroponique (ou la culture dans une eau chimiquement enrichie) expliquait-il, il n’avait pas besoin de terre. Dans son jardin d’un mètre carré environ, il faisait pousser dix fraisiers, quatre plants de pois, dix d’épinards, six covos, un ananas, six échalotes, dix carottes, quatre plants de fines herbes, deux choux, trois laitues, et diverses fleurs. Les plantes poussaient dans des gaines de bambou contenant quatre centimètres d’eau au fond et nécessitant seulement cinq litres d’eau par jour. Un procédé très ancien La culture hydroponique est aussi une technologie de riches, de plus en plus utilisée par les astronautes dans leurs missions spatiales. C’est également une technologie historique, à l’origine, dit-on, des jardins suspendus de Babylone, il y a des milliers d’années, ou des jardins flottants du Lac Titicaca, sur les hauteurs des Andes en Amérique du sud. Plus récemment, les maraîchers des Pays-Bas — une nation hydrocole, constituée de vagues de réfugiés qui ont trouvé abri sur les sols détrempés de zones marécageuses — ont fait de la culture sans sol une industrie intensive, et font même pousser des fruits exotiques dans une eau enrichie d’éléments nutritifs et sous lumière artificielle 24 heures sur 24. Malgré ses origines anciennes, c’est seulement depuis la deuxième guerre mondiale (1939-1945) que la culture hydroponique est étudiée et appliquée. Comme pour beaucoup d’innovations, c’est la guerre qui a stimulé la recherche sur la 'nutriculture', dans le cadre de la campagne britannique ‘Grow More Food’, et pour nourrir les militaires qui séjournaient dans des zones non agricoles comme l’Ile Ascension dans l’Atlantique ou Bahreïn, dans le Golfe. Au cours des 50 dernières années, la technologie s’est rapidement développée dans des zones arides des pays riches, dans les pays industriels où la terre est rare, en Afrique australe et dans plusieurs pays ACP insulaires. Au cours de la dernière décennie, elle s’est simplifiée pour s’adapter à des usages domestiques, dans les habitations et dans des serres, au point qu’on se demande: pourquoi a-t-on tant attendu ? Essentiel : bien doser les éléments nutritifs Pour comprendre la culture hydroponique, il faut savoir qu’une plante n’a pas besoin de terre pour pousser, à condition qu’on lui fournisse, par d’autres moyens, le support physique et les éléments nutritifs qu’elle puise normalement dans le sol. En réalité, le sol n’est pas le meilleur ‘support’ comparé à de l’eau propre dans des récipients stérilisés, comme des plateaux en plastique ou d’autres matériaux non corrosifs. Cela évite les parasites et les mauvaises herbes, qui se développent dans le sol, et épargne bien du travail. En plus de l’oxygène et du gaz carbonique de l’air, une plante a besoin de treize éléments nutritifs. Vous pouvez acheter ceux-ci sous forme minérale ou — si vous prenez les précautions nécessaires — les fabriquer à partir d’éléments organiques. Les éléments nutritifs tels que le magnésium, le soufre, le potassium et le nitrate d’azote sont vendus en poudre et, après un dosage minutieux, peuvent être dissouts dans l’eau. (C’est beaucoup plus précis que de chercher à évaluer la fertilité des sols et de calculer la quantité d’engrais à ajouter, en tenant compte de la tendance des sols à pomper l’eau et les éléments nutritifs de la plante.) Vous pouvez acheter (importer) des mélanges d’éléments nutritifs prêts à l’usage. Ceux-ci coûtent 3, 3 $US (h 3, 6) pour une production de 100 kg de fruits ou de légumes.Vous pouvez également préparer votre propre mélange en suivant méticuleusement des formules telles que 293 grammes de potassium pour 1000 litres d’eau. Une balance de précision s’avère indispensable ! Comme les plantes utilisent tous les éléments nutritifs contenus dans l’eau, celle-ci pourra être recyclée plus efficacement que l’eau de ruissellement qui contient des résidus d’engrais. Il suffit de la chauffer à 85 degrés pendant trois minutes ! Une autre méthode consiste à prélever les mêmes éléments nutritifs à partir de sources organiques, comme les déjections de poulets, le compost, les cendres de bois et la paille et à les doser. Attention ! De nombreux professionnels déconseillent cette méthode, certes plus artisanale mais plus complexe. Elle comporte en effet des risques d’infection et de contamination et les mesures sont moins précises. Pour les passionnés de cette technique de plus en plus populaire, le défi est de simplifier le processus de dosage du mélange d’éléments nutritifs organiques comme cela a déjà été fait pour les éléments nutritifs non organiques. Arrêtez les hostilités, s’il vous plaît ! C’est ce souci du détail qui a entretenu la réticence d’une partie de la communauté scientifique à promouvoir la culture hydroponique pour améliorer la diversité des aliments, tant pour la consommation domestique que pour la commercialisation. C’est dommage. La meilleure des sciences n’est pas nécessairement la plus compliquée ni la plus inaccessible. C’est celle qui, malgré sa complexité, a été simplifiée et mise à la portée des hommes et des femmes dans la rue, dans les champs, dans les arrières-cours et sur les toits. La culture sans sol devrait être plus accessible et plus acceptable. C’est le droit de chacun de cultiver, encore et encore ! Pour en savoir plus : Global Hydroponic Network PO Box 151 Corvallis, Oregon 97339, USA Email : peggy@carbon.org site Web: www.carbon.org À lire aussi : Mon jardin potager sans terre : Guide pratique de culture hydroponique P Bradley & C Marulanda. Global Hydroponic Network. 2001. 240 pp.US$ 34.95 • 40.95en_US
dc.description.abstractCultiver des fruits et des légumes avec peu de terre, trois fois moins d’eau et une productivité multipliée par sept. Trop beau pour être vrai ? Pas vraiment, mais ça vous demandera un peu d’effort.Sur une parcelle de démonstration, pendant...en_US
dc.language.isofren_US
dc.publisherCTAen_US
dc.relation.ispartofseriesSpore;92en_US
dc.sourceSporeen_US
dc.titleIl ne suffit pas d’ajouter un peu d’eauen_US
dc.typeNews Itemen_US
cg.identifier.statusOpen Accessen_US
cg.contributor.affiliationTechnical Centre for Agricultural and Rural Cooperationen_US
cg.fulltextstatusFormally Publisheden_US
cg.identifier.urlhttps://hdl.handle.net/10568/99665en_US
cg.placeWageningen, The Netherlandsen_US


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