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dc.contributor.authorTechnical Centre for Agricultural and Rural Cooperationen_US
dc.date.accessioned2015-03-26T12:10:44Zen_US
dc.date.available2015-03-26T12:10:44Zen_US
dc.date.issued2001en_US
dc.identifier.citationCTA. 2001. Impératif politique, réalité économique?. Spore, Spore 94. CTA, Wageningen, The Netherlandsen_US
dc.identifier.issn1011-0046en_US
dc.identifier.urihttps://hdl.handle.net/10568/62695en_US
dc.descriptionLe commerce régional est-il, comme beaucoup l’affirment, l’étape incontournable à franchir pour intégrer une économie en développement dans le marché mondial ? Ou est-il plutôt une alternative bénie, comme le croient de nombreux politiciens au sud ? La question est sans importance, répliquent certains, en particulier pour l’agriculture. C’est à voir… Vendre et acheter à son voisin a toujours été une bonne façon de développer un commerce. La théorie macro-économique considère depuis des décennies que le commerce régional est une bonne base pour propulser une économie dans le monde. Comme l’expliquait un article sur le commerce régional dans l’océan Indien dans Spore no 93, les différents partenaires d’un accord de commerce régional peuvent apprendre et se renforcer mutuellement pour pouvoir s’aventurer plus loin. Au fond, il est rassurant de penser que, même si tout s’écroule autour de soi, on reste le voisin d’un voisin. Mais en économie, comme dans la vie, il y a voisins et voisins. Avec certains, il se peut qu’on n’ait rien d’autre en commun que la proximité. C’est parfois le cas pour les économies nationales : il arrive que les principaux produits d’un pays trouvent un meilleur marché hors de la région, ou que les voies de communication fonctionnent mieux vers l’extérieur qu’à l’intérieur d’une région. Néanmoins, il y a presque toujours des avantages à développer un marché régional. Le principal est l’économie d’échelle : comme ils ont accès à un plus grand nombre de consommateurs, les points de vente de produits alimentaires transformés et de biens manufacturés deviennent plus viables. Cependant, ceux qui s’intéressent à l’agriculture ont noté que ces économies d’échelle ne sont vraiment intéressantes que pour des produits à haute valeur ajoutée : parfois des produits alimentaires très élaborés, mais plus souvent des biens industriels manufacturés ou semi-manufacturés. Une base agricole réduite Du point de vue du nombre de personnes qu’elle mobilise, l’agriculture est la principale activité économique de la plupart des pays ACP. Pourtant, le sol rapporte moins que le sous-sol. Pour de nombreux ministères des finances, l’agriculture passe en deuxième lieu, derrière les activités d’extraction de minerais, de métaux précieux ou de combustibles fossiles. Parfois, elle ne vient même qu’en troisième place, après le secteur industriel. Il reste, bien sûr, une vingtaine de pays ACP — principalement en Afrique centrale, dans les Caraïbes et le Pacifique — où l’agriculture est le plus grand secteur exportateur et les difficultés qu’ils éprouvent à développer leur commerce agricole sont bien connues. De manière générale, le commerce en Afrique est dominé par l’exportation de produits miniers et industriels hors du continent. Selon l’Organisation mondiale du commerce, le total des exportations de l’Afrique s’élevait en 1999 à 132 milliards d’h (dont la moitié vers l’Europe). Près de 63 milliards concernaient des produits miniers, y compris le pétrole, des États du Maghreb, du Nigeria, de l’Angola, du Gabon et d’autres pays producteurs. En seconde place venaient les produits manufacturés, pour 40 milliards d’ dont plus de 6, 5 milliards vers d’autres pays africains. Les exportations agricoles, principalement vers l’Europe et l’Asie, atteignaient 26 milliards et les échanges de produits alimentaires ou agricoles entre pays africains 3 milliards. La part de la (relativement) puissante économie de l’Afrique du Sud est importante dans ce montant : outre qu’elle est présente dans presque toutes les brasseries d’Afrique subsaharienne, elle vend aujourd’hui à tout le continent de grandes quantités de produits alimentaires transformés et semi- transformés. En fin de compte, 2, 3 % seulement des exportations africaines de 1999 étaient agricoles et dirigées vers des pays africains. Les futures stratégies pour développer le commerce agricole régional doivent donc se référer à ce chiffre issu des statistiques (quoique, par nature, celles-ci ne rendent pas compte du commerce transfrontalier clandestin). Un chiffre étonnamment modeste au regard des nombreux accords qui ont été signés pour promouvoir le commerce régional (voir encadré). Mais si modeste qu’il soit, il a son importance. En effet, les exportations agricoles hors du continent ont chuté depuis 1996. Entre 1998 et 1999, le taux des exportations agricoles vers l’Europe a baissé de 13% tandis qu’à l’intérieur du continent africain, il augmentait de 6 %. L’élan commercial ne suffit pas Est-ce un signe favorable pour le développement quantitatif et qualitatif du commerce régional ? On peut en fait se demander si la séquence favorite du ' local-régional-mondial ' est réaliste pour toutes les régions. Certes, les accords commerciaux régionaux favorisent le processus de libéralisation du commerce et de l’économie locale, en exposant petit à petit les producteurs à la concurrence avant que ne soufflent les vents impétueux de la mondialisation. Mais en fait, cet argument n’a pas toujours fonctionné. Selon Christopher Stevens de l’Institute of Development Studies de l’Université du Sussex (Grande-Bretagne), la libéralisation du commerce a été ' un élément mineur dans le lancement et le succès d’accords régionaux de commerce (ARC) qui sont d’abord stimulés par des considérations politiques et stratégiques (comme pour l’élargissement de l’UE à l’Est). De même, en l’absence d’impératifs non commerciaux, les initiatives d’ARC sont plus difficiles à mettre en œuvre que les accords mondiaux. L’Afrique subsaharienne a libéralisé sous la pression extérieure, par l’ajustement structurel ou les accords multilatéraux plutôt que dans le cadre de ses innombrables ARC. Soulignons que cela ne vaut pas pour tous les pays ACP. Dans le Pacifique, et plus encore dans les Caraïbes avec leur dynamique CARICOM, le commerce régional a réussi à développer un plus grand marché, à réaliser des économies d’échelle et à aider les économies à s’ajuster à la libéralisation du commerce multilatéral. Les malheurs de certains secteurs, comme celui de la banane, dans le contexte de la mondialisation ont été en partie mitigés par les efforts du CARICOM pour diversifier et pour développer le marketing de niche. Finalement, cette préférence de plusieurs économies ACP pour le commerce régional est-elle une étape gagnée ou une étape perdue sur la route vers le marché mondial ? Le temps, les statistiques et les balances commerciales le diront. Pour le secteur industriel, le potentiel de croissance est clair. Certains pensent que cette croissance, et l’amélioration du niveau de vie qui l’accompagne, entraînera le commerce agricole dans son sillage. Mais pour favoriser la croissance nécessaire dans le secteur agricole, il faut peut-être plus. Dans un monde où — pas plus que les vents, les oiseaux et les virus — les opportunités d’échanges mondiaux et les attraits du commerce électronique ne reconnaissent les frontières parfois artificielles des 'régions', il faut être plutôt sûr de soi pour persister dans la préférence régionale et la défendre. Centre de commerce international CNUCED/OMC ITC, Palais des Nations, 1211 Geneve 10, Suisse Fax : +41 22 733 44 39 E-mail : itcreg@intracen.org Site Web : www.intracen.orgen_US
dc.description.abstractLe commerce régional est-il, comme beaucoup l’affirment, l’étape incontournableen_US
dc.language.isofren_US
dc.publisherCTAen_US
dc.relation.ispartofseriesSpore;94en_US
dc.sourceSporeen_US
dc.titleImpératif politique, réalité économique?en_US
dc.typeNews Itemen_US
cg.identifier.statusOpen Accessen_US
cg.contributor.affiliationTechnical Centre for Agricultural and Rural Cooperationen_US
cg.fulltextstatusFormally Publisheden_US
cg.identifier.urlhttps://hdl.handle.net/10568/99667en_US
cg.placeWageningen, The Netherlandsen_US


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